Archive mensuelle décembre 2006

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Déserts médicaux : le concours des médecins retraités

Définition : zones où la densité médicale est inférieure de 30 % à la moyenne nationale et où le niveau d’activité est supérieur de 30 %.

Démographie :   250 405 médecins inscrits à l’Ordre dont 213 000 actifs.

Causes de la sous médicalisation: répartition inégale, féminisation du corps médical, inflation des besoins de santé et départs massifs à la retraite.

Perspectives : en 2025, on comptera 10% de médecins en moins.

Mesures gouvernementales :

1/ Une carotte financière pour les généralistes : dans ces zones, la consultation rest evalorisée de quatre euros avec financement par la Sécurité sociale.

2/ le numerus clausus (nombre d’étudiants en médecine admis en 2e année), fixé à 6 300 en 2005, estporté à 7 000 en 2006. L’ordre des médecins réclame son relèvement à plus de 8 000.

3/ Incitation à la prolongation : les médecins âgés de plus de 65 ans sont incités à rempiler : la loi Fillon leur permet de cumuler retraite et activité médicale.

4/Incitations aux collectivités territoriales de subventionner les études de ceux qui s’engagent à s’installer dans les zones sous-médicalisées.

5/ Aides à l’installation aux cabinets de groupe « qui fonctionnent dans une vrai synergie, un vrai partage des dossiers » (UNCAM)

 

L’immigration des médecins est un phénomène en croissance constante et qui ne manque pas de poser des problèmes pratiques et éthiques.

1/ A partir des pays de l’UE. Les médecins des pays de l’Est sont attirés par le niveau des salaires parfois 10 fois plus élevé que le leur, par les conditions de travail et de protection sociale. Se posent les problèmes, non pas de l’équivalence des diplômes, mais du niveau des connaissances médicales. A cela s’ajoute les difficultés liées à la langue et à la mentalité du pays d’accueil.

2/ A partir des pays d’Afrique et d’Asie. Aux difficultés dont nous venons de parler s’ajoute un problème moral. Ces pays, souvent très pauvres, ont financé de longues études dans l’espoir d’offrir des soins médicaux décents à leurs ressortissants. Or certains pays voient parfois 40 à 50% des ces médecins fuir vers des pays européens. Il est urgent d’agir en aidant à l’amélioration des infrastructures médicales sur place afin d’ofrir des conditions de travail attrayantes.

Le concours des médecins retraités actifs :

A la lueur des réactions de nos internautes, nous pensons que les médecins retraités actifs ont un rôle à jouer dans ce domaine. Nombreux sont ceux qui, parmi eux, à la retraite, s’aperçoivent que l’exercice « du métier » leur manque. D’autres veulent rempiler par nécessité, se rendant compte que leur niveau de vie a baissé.

Quelle que soit la raison de ce désir de reprendre du service, il convient de rester réaliste. Un retraité de plus de 65 ans ne s’engagera jamais à faire les 60 ou 70 heures qui étaient, autrefois, son lot hebdomadaire. Il ne s’engagera jamais non plus à assurer des urgences à haut risque.

Le médecin retraité actif souhaite retravailler dans des conditions compatibles avec son âge et son statut. Il recherche volontiers des remplacements, des postes salariés à temps partiel, ou même prolonger son activité réduite dans le même cabinet tout en cumulant des revenus avec le montant de sa retraite.

C’est pourquoi NOUS SUGGERONS que l’on puisse développer en France un système qui permettrait à 2 ou 3 médecins retraités de créer un cabinet dans des zones sous médicalisées où ils pourraient exercer 2 ou 3 jours par semaine. Ils y trouveront un intérêt évident puisque dans ces zones, ils cumuleront des avantages matériels inespérés (exonération ou réduction) : taxe professionnelle, impôts, charges sociales, cotisation CARMF etc.

Le gouvernements devrait offrir d’autres avantages, par exemple de dicter l’obligation pour les assureurs de couvrir les risques professionnels de ces confrères pour le moins expérimentés. Il ne doit pas oublier, non plus, qu’un grand nombre de médecins abandonnent leur cabinet vers la soixantaine pour …surmenage.